Charge mentale des femmes : ce que le 8 mars devrait vraiment nous rappeler

La charge mentale femmes est devenue un sujet central lorsque l’on parle de la réalité de la vie des femmes aujourd’hui.

Et chaque année, le 8 mars revient.

Avec ses discours.
Ses citations.
Ses publications inspirantes.

On célèbre des femmes qui ont marqué l’histoire.

On va nous parler de Marie Curie.
On va citer Maya Angelou.

Des femmes extraordinaires.
Des parcours immenses.

Et elles méritent toute la lumière.

Mais la majorité d’entre nous ne sommes pas dans les livres d’histoire.

Nous sommes ailleurs.

Dans les cuisines.
Dans les bureaux.
Dans les voitures entre deux activités d’enfants.

Et, souvent sans bruit,

nous tenons le monde debout.


Parfois, reprendre le contrôle commence simplement par une pause.

Mon regard entre deux cultures

Ma double culturalité est très forte.

D’un côté, je viens d’un pays où le 8 mars est devenu, pour certaines, une grande fête.

On achète le pagne officiel de la journée.
On fait coudre un modèle incroyable.
On se retrouve entre femmes.
On boit.
On danse.

Parfois jusqu’à perdre toute mesure.

Et pour certaines, la soirée se termine avec des hommes dont elles ne sont pas les épouses…

De l’autre côté, je vis dans un pays où l’on parle beaucoup d’égalité.

Mais où nous avons parfois la sensation que les femmes doivent travailler deux fois plus.

Parfois trois fois plus.

Pour obtenir la même reconnaissance.

Un pays où l’on parle d’égalité salariale.

Mais où, dans la réalité, à compétences égales, cette égalité reste encore bien souvent un vœu pieux.

Alors oui.

Je suis parfois lasse de certains discours.


Pourtant, rien n’est acquis

Et pourtant, il suffit de regarder ailleurs pour comprendre une chose.

Rien n’est acquis.

Quand on regarde ce qui se passe en Afghanistan.
En Iran.
Au Nigéria.

On comprend vite que les droits des femmes sont fragiles.

Très fragiles.

En France, les femmes ont obtenu le droit de vote il y a seulement 82 ans.

À l’échelle de l’histoire humaine,

c’est hier.

Alors si cette journée existe, ce n’est pas seulement pour distribuer des fleurs ou publier des citations.

C’est pour rappeler quelque chose de simple.

Les femmes ne sont pas des sous-humains.

Nous ne sommes pas seulement là pour tenir la cuisine et la maison.

Nous sommes aussi des stratèges.
Des bâtisseuses.
Des femmes capables de penser, décider et construire.


La réalité de nombreuses femmes

Dans la réalité, beaucoup d’entre nous se lèvent très tôt.

Nous préparons les enfants.
Nous organisons la maison.
Nous déposons les enfants à l’école.

Puis nous partons travailler.

Et lorsque la journée professionnelle se termine…

Une deuxième journée commence.

Les devoirs.
La maison.
La cuisine.
L’organisation du lendemain.

Deux journées dans une seule.

Et bien souvent,

tout cela reste invisible.

On parle beaucoup du partage des tâches.

Mais on parle moins de ce poids silencieux que beaucoup de femmes portent.

La charge mentale des femmes.

Cette liste invisible qui tourne dans la tête.

Penser à tout.
Anticiper tout.
Décider pour tout le monde.


Après la pause vient parfois le moment de reprendre sa direction.

Ce que j’aimerais que nous comprenions

S’il y a une chose que j’aimerais que nous comprenions collectivement, c’est ceci.

Oui.

Notre force est immense.

Oui.

Nous sommes capables de porter beaucoup.

Mais cette force ne doit pas devenir un piège.

Parce qu’à force de tout tenir,

certaines d’entre nous finissent par s’oublier.

Alors peut-être qu’il est temps de se rappeler quelques choses simples.

Nous avons le droit de ralentir.

Nous avons le droit de nous reposer.

Nous avons le droit d’appuyer sur pause.

Nous avons le droit de remettre de l’ordre dans nos vies.

Et nous avons aussi le droit d’être ambitieuses.

Pas seulement pour notre famille.
Pas seulement pour les autres.

Mais aussi pour nous-mêmes.


Parfois, tout commence par reprendre la main

Parfois, reprendre le contrôle ne commence pas par une révolution.

Cela commence par quelque chose de beaucoup plus simple.

Reprendre la main sur son quotidien.

Remettre un peu d’ordre là où tout s’est accumulé.
Respirer à nouveau dans son agenda.
Repenser la manière dont on organise ses journées.

Pas pour devenir parfaite.

Mais pour arrêter de subir.


Une question pour vous

Si vous êtes arrivée jusqu’ici dans cet article, prenez une minute.

Une seule.

Et posez-vous cette question :

Qu’est-ce qui, aujourd’hui dans votre vie, mérite d’être remis un peu en ordre ?

Parfois, ce sont de petites choses.

Un agenda trop plein.
Une organisation devenue chaotique.
Une fatigue que l’on repousse depuis trop longtemps.

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai commencé à créer des outils simples pour aider les femmes à reprendre le contrôle de leur quotidien, étape par étape.


Nous avons appris à tenir le monde debout.

Le vrai pouvoir commence lorsque nous décidons enfin de construire la vie qui nous ressemble.

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